Patience, NaNo & petits détours

Bien décidée à poster, il y a quelques semaines, voilà que j’ai encore laissé filer le temps ! La discipline nécessaire pour tenir un blog régulier semble me faire défaut… mais c’est pour la bonne cause ! En plus, cela m’a permis d’accumuler assez de nouvelles pour pouvoir vous fournir aujourd’hui un post intéressant ! 🙂

Pour commencer, voici ce que je souhaitais poster, il y a presque un mois : je viens de « fêter » (même si le terme peut ne pas paraître approprié) ma première année de démarchage éditorial. Jusque-là, l’écriture se résumait pour moi à un bon moment, voire un moment génial, électrisant, mais toujours limité à un cercle privé. J’échangeais mes histoires avec une ou deux amies proches, je créais avec elles des mondes incroyables, emplis de rebondissements, de grandes aventures et de beaucoup de moi. Puis, j’ai eu envie de m’atteler à une tâche plus grande, celle de mon premier roman, et j’ai ainsi mis le doigt dans un terrible engrenage. Voir mes textes appréciés, chroniqués, vantés ou partagés par des inconnus, des gens que seuls ces mots jetés sur le papier rattachaient à moi, fut encore plus fascinant que mes petites histoires échangées en privé. Une fois mon second roman bouclé, et son jumeau en cours d’écriture (le second tome de cette trilogie devenue diptyque), je décidai de sauter le pas. Le 19 octobre 2012, j’envoyai mon manuscrit à un premier éditeur. Puis, à d’autres.

L’ironie du sort veut que tous m’ont répondu depuis, sauf deux. Je ne prends pas trop à coeur ces réponses négatives, je me contente de penser que mon histoire attend encore de trouver les bonnes mains pour l’accueillir. Quelle ironie, alors ? Eh bien, l’un des éditeurs n’a reçu mon manuscrit qu’en Juin dernier, mais le second le garde bien au chaud depuis ce fameux 19 octobre. Je suis son évolution, le coeur battant, depuis ce premier jour, je l’encourage en mon for intérieur et surtout, je croise fort les doigts 😀 Beaucoup de raisons peuvent pousser cet éditeur à prendre beaucoup de temps, pas forcément la qualité de mon ouvrage mais plutôt le monceau de travail à laquelle ils font face. Après une réponse promise mi-Août, et des excuses reçues en Octobre pour tout ce retard, je continue à attendre chaque jour la fameuse réponse qui me fixera sur mon sort. Si ça, ça ne m’apprend pas la patience, je ne sais pas ce qui le fera ! 🙂 Donc, dans l’attente d’une nouvelle, souhaitez-moi bonne chance 😉

En attendant, je ne reste évidemment pas les bras croisés ! Tout d’abord, ma nouvelle 1888 vient d’être publiée aux éditions Walrus. Les premiers retours m’ont fait chaud au coeur ! Une seconde, Dans les bras d’Orion, a été acceptée par les éditions Voy’El et inaugurera le premier recueil de leur Collection Y. J’attends encore la réponse pour une troisième nouvelle, envoyée à l’appel à textes Bestiaire Asiatique de la Collection E-courts, chez le même éditeur. Le sujet ne pouvait évidemment que me taper dans l’oeil !

Mais ce n’est pas tout ! Comme nombre d’auteurs en ce mois nuageux de Novembre, j’ai entamé le NaNoWriMo ! Si vous ne savez pas ce qu’est le NaNo (pour les intimes), vous êtes désormais une cause perdue et pouvez passer votre chemin… Je plaisante. Il s’agit d’un défi, suivi mondialement par des milliers d’écrivains, qui tentent d’écrire un minimum de 50 000 mots en 30 jours. Avec ça, comment voulez-vous que les auteurs ne soient pas pris pour des fous ? 😉

J’avais prévu de continuer mon roman en cours, Ijok, récit post-apocalyptique mettant en scène des jumeaux séparés par un gouvernement religieux et fanatique. Mais voilà, malgré tous mes efforts, je bloquais depuis des semaines (des mois, même) sans arriver à reprendre la bête déjà arrivée pourtant à près de 200 pages, pour la moitié de l’histoire. En début de semaine, je suis revenue d’une convention où certains de mes lecteurs m’ont demandé des nouvelles de la suite de mon premier roman, Les mots d’Eden.

Le premier tome narrait l’histoire d’Eden (surprenant !), adolescent à l’aube de sa vie universitaire, son homosexualité, ses découvertes, les obstacles rencontrés, et la façon dont il tentait, tout au long du roman, d’assumer qui il était, et de trouver l’amour. Il faut savoir qu’Eden demeure à ce jour mon personnage fétiche, mais que raconter son histoire m’a toujours été très difficile. Il existe certains personnages, figments bien trop vifs de votre imagination, qui portent en eux une part conséquente de vous. Eden en est l’exemple même. Pourtant, vous ne pouvez pas imaginer combien je l’aime ! 🙂 Après plusieurs discussions lors de cette convention, donc, et face à mon incapacité à me replonger dans Ijok, je décidai de débuter le NaNo en me lançant dans le second tome des Mots d’Eden. Grand bien m’en a pris, car malgré un départ retardé de 6 jours, voilà où j’en suis désormais \o/

18579 mots, en sept jours à peine ! C’est simple, l’histoire me vient si facilement (merci le plan rédigé en détail, pour une fois, en quelques heures cet été) que j’arrive à atteindre des pointes d’écriture de 2000 mots par heure. Pour référence, le premier tome faisait un peu plus de 44000 mots après correction (alors qu’il avait dépassé les 50000 à l’écriture). Je l’avais d’ailleurs rédigé grâce à mon premier NaNo, il y a de cela deux ans. Pour l’heure, j’ai à peine atteint 1/6ème de mon plan, ce qui est très prometteur pour ce second opus ! 🙂

Bon, ce post commence à tirer en longueur, mais je suis incapable de faire court sur un sujet qui m’est aussi cher ! Je vais donc vous abandonner sur ces quelques mots, et je prendrai le temps de poster d’ici quelques jours de vous tenir informés de la suite des événements ! Je vous parlerai également de deux nouvelles en cours de rédaction (ouh, la menteuse, je n’ai pour le moment que quelques notes de recherches !), l’une pour fêter les 200 abonnés à ma page Facebook, l’autre pour remercier les participants de l’atelier d’écriture que j’ai animé à ma dernière convention (les pauvres ! :D).

Et vous, participez-vous au NaNo ? 🙂

Sur le même thème

Ambitions & ébauches 12 mars 2017
Less defined 11 avril 2014

2 réactions

  • Anonymous
    15 novembre 2013 at 15:41 — Répondre

    « 18579 mots, en sept jours à peine ! « 

    Waow, c’est génial ! Bravo, et bon courage pour la suite (même si je ne participe pas au Nano !) 😉

  • Encre Lyre (Author)
    16 novembre 2013 at 11:36 — Répondre

    Merci beaucoup, Sycophante ! Oui, même si parfois je dois affronter de longues périodes improductives, le moins que l’on puisse dire c’est que les « productives » le sont à fond, par contre ! ^^

Envie de réagir ?